J'ai passé des années à diriger un magazine. Écrire, choisir, arbitrer : qu'est-ce qu'on garde, qu'est-ce qu'on coupe, qu'est-ce qui sert vraiment le lecteur ? Ce réflexe-là ne m'a jamais quittée.

Quand j'ai pris en main le site du magazine, il avait été développé par quelqu'un d'autre. Divi, des dizaines de plugins, une architecture que je ne comprenais pas. J'ai voulu comprendre. J'ai tiré un fil.

Ce fil m'a menée au code, à l'UX, à l'UI, au PHP, à WordPress en profondeur. Une quinzaine d'années de formation continue, autodidacte pour l'essentiel. Pas un parcours linéaire : un parcours dirigé par une question qui revenait à chaque étape. Pourquoi c'est si lourd ? Pourquoi c'est si compliqué ? Qui ça sert, au fond ?

L'écoconception a répondu à ces questions. L'accessibilité les a prolongées.

Ce que je fais

Je conçois des sites web. Le travail visible, c'est le code et le design. Le travail réel commence avant : comprendre ce dont le client a besoin et écarter ce qui n'a pas à exister. Le site n'est que la trace écrite de ces décisions.

Selon le besoin, je travaille sur WordPress pour les clients qui veulent gérer leur contenu en autonomie, ou sur un site statique (astro) pour ceux qui préfèrent déléguer et aller plus loin encore dans la légèreté. Dans les deux cas : pas de constructeur de page, pas de plugin superflu, pas de script tiers sans raison documentée.

Je développe aussi deux outils publics : L'Atelier WP, un générateur de direction artistique pour thèmes FSE, et Boussole RGAA, un guide d'accessibilité numérique pour les communes.

Ce que je refuse

La complexité pour la complexité. Un site surchargé n'est pas un site professionnel : c'est un site que personne ne comprend, que personne ne maintient, et qui finit par peser sur son propriétaire plutôt que de l'aider.

Je refuse aussi de vendre de l'accessibilité comme un argument marketing. Les obligations légales existent, les utilisateurs concernés existent. C'est une question de conception sérieuse, pas un badge à cocher.

Ce en quoi je crois

Ces trois choses ne sont pas des contraintes. Elles sont le travail.

Et au fond, mon métier n'a pas tant changé depuis le magazine. Je garde, je coupe, je décide ce qui sert vraiment. Le support est devenu un site, la question est restée la même.

Vous travaillez avec ces mêmes exigences ? Parlons-en.