Stéphanie Delon
Conceptrice web · Bretagne
J'ai passé des années à diriger un magazine. Écrire, choisir, arbitrer : qu'est-ce qu'on garde, qu'est-ce qu'on coupe, qu'est-ce qui sert vraiment le lecteur ? Ce réflexe-là ne m'a jamais quittée.
Quand j'ai pris en main le site du magazine, il avait été développé par quelqu'un d'autre. Divi, des dizaines de plugins, une architecture que je ne comprenais pas. J'ai voulu comprendre. J'ai tiré un fil.
Ce fil m'a menée au code, à l'UX, à l'UI, au PHP, à WordPress en profondeur. Une quinzaine d'années de formation continue, autodidacte pour l'essentiel. Pas un parcours linéaire : un parcours dirigé par une question qui revenait à chaque étape. Pourquoi c'est si lourd ? Pourquoi c'est si compliqué ? Qui ça sert, au fond ?
L'écoconception a répondu à ces questions. L'accessibilité les a prolongées.
Ce que je fais
Je conçois des sites web. Principalement sur WordPress FSE pour les clients qui ont besoin d'autonomie sur leur contenu. Sur Astro pour ceux qui n'en ont pas besoin et préfèrent un site plus léger encore.
Dans les deux cas : pas de constructeur de page, pas de plugin superflu, pas de script tiers sans raison documentée.
Je développe aussi deux outils publics : L'Atelier WP, un générateur de direction artistique pour thèmes FSE, et Boussole RGAA, un guide d'accessibilité numérique pour les communes.
Ce que je refuse
La complexité pour la complexité. Un site surchargé n'est pas un site professionnel : c'est un site que personne ne comprend, que personne ne maintient, et qui finit par peser sur son propriétaire plutôt que de l'aider.
Je refuse aussi de vendre de l'accessibilité comme un argument marketing. Les obligations légales existent, les utilisateurs concernés existent. C'est une question de conception sérieuse, pas un badge à cocher.
Ce en quoi je crois
Un site simple est un site agréable à maintenir dans dix ans.
Un site accessible est un site qui ne choisit pas arbitrairement qui peut l'utiliser.
Un site sobre est un site qui ne consomme que ce dont il a besoin.
Ces trois choses ne sont pas des contraintes. Elles sont le travail.